Félicie Sanctuary - La Pondation de Félicie

Félicie Sanctuary

 

Pondation de Félicie hosts reformed laying hens, whom fate was to end in the slaughterhouse. They are only 18 months old when they become non profitable enough for the stockbreeder.

Yet, they can still live about 5 years after that, and keep laying eggs (enough for a family to be self-sufficient), eating vegetables wastes and producing quality fertilizer ; but they can enjoy a second life with a kind family, and be respected for what they are : sentient beings with a complexe inner existence.

We go in the farm and negociate with the breeder to pick up as much hens as we can properly host.

Then, we take care of them, heal the ones who need to be, and give them respect and emphasis, in order to resocialize them, with humans and other hens.

After a few weeks, they are ready to go in their last family, with promises of good care and well-being for the rest of their life.

We try to reduce the stress and disconfort during transports as much as possible; that is why we only pick and deliver hens about 100km around our headquarters.

We also keep no more than a hundred hens toghether at the same time, so that they are able to recognize all of their peers.

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Dialogue du Chapon et de la Poularde – Voltaire

Dialogue du Chapon et de la Poularde – Voltaire

Dans un texte de 1763, Voltaire imagine le dialogue d’un chapon avec une poularde. Ce texte nous a été partagé par des amis l’été dernier (Août 2018). Ce sont des adhérents de la Pondation de Félicie de la première heure. Ils ont adopté des poules chez nous. C’est une manière de leurs faire un clin d’œil que de partager à notre tour, ce texte assez… imagé.

 

Alors, il est évident que ce texte ne parle pas uniquement des poules et chapons mais, nous ne pouvons résister à le diffuser.

 

« Dialogue du Chapon et de la Poularde », Mélanges, Voltaire, 1763

 

LE CHAPON

Eh, mon Dieu! ma poule, te voilà bien triste, qu’as-tu?

LA POULARDE

Mon cher ami, demande-moi plutôt ce que je n’ai plus. Une maudite servante m’a prise sur ses genoux, m’a plongé une longue aiguille dans le cul, a saisi ma matrice, l’a roulée autour de l’aiguille, l’a arrachée et l’a donnée à manger à son chat. Me voilà incapable de recevoir les faveurs du chantre du jour, et de pondre.

LE CHAPON

Hélas! ma bonne, j’ai perdu plus que vous; ils m’ont fait une opération doublement cruelle: ni vous ni moi n’aurons plus de consolation dans ce monde; ils vous ont fait poularde, et moi chapon. La seule idée qui adoucit mon état déplorable, c’est que j’entendis ces jours passés, près de mon poulailler, raisonner deux abbés italiens à qui on avait fait le même outrage afin qu’ils pussent chanter devant le pape avec une voix plus claire. Ils disaient que les hommes Lire la suite