Félicie soutient le Calais Vegan Festival

Félicie soutient le Calais Vegan Festival

Quand le pouvoir en place soutient (encore !) l’oppresseur…. (écrit vendredi quelques heures après l’annonce officielle).

Calais Vegan Festival - Pondation de Félicie

Le Calais Vegan Festival annonce son annulation, suite à une injonction de la Mairesse, émise à cause de menaces de violence proférées par un collectif de chasseurs et d’éleveurs.

Conséquence d’actions déraisonnables instiguées par une minorité d’extrémistes ? Peut-être.

Légitimité de la part de la mairie de donner raison aux agresseurs ? Certainement pas !

En regard de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » (art.19), tandis que « Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. »(art.29-2) et « Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. » (art.30)

Le Calais Vegan Festival, à l’instar du Paris Vegan Festival, de VeggieWorld, et autres salons similaires se tenant sans débordements partout en France (et dans le reste du monde), avait vocation à être un événement familial et convivial, axé sur le partage et la découverte d’une vision du monde défendue par un nombre croissant de personnes, véganes ou non, comme le laisse à penser la recrudescence de l’offre et de la consommation d’alternatives aux produits carnés.

Il n’était donc nulle part question de prosélytisme, ni de guerre ouverte contre les opposants à l’antispecisme. Alors pourquoi ces derniers considèrent-ils tous les sympathisants à la cause comme l’ennemie à abattre ?

La résistance au changement les aveugle-t-elle au point de ne pas s’apercevoir que le monde change ?

Les funestes exemples de vitrines cassées et taguées suffisent-elles à jeter l’opprobre sur toute une communauté pacifiste et bienveillante ?

Suivant le modèle culturel établi et largement accepté, le véganisme se présente comme une contre-culture à part entière, et subit de ce fait les mêmes discriminations et jugements.

Quant à vivre et laisser vivre, c’est avec amertume que force est de constater que la sentence s’applique rarement !

En fléchissant, nous renoncerions à nos droits fondamentaux.

Notre lutte est pacifiste, mais notre position se doit de rester inflexible, par respect pour les acquis sociaux qui nous permettent de nous prétendre civilisés.

Mais c’est le règne de la terreur et la loi du, supposément, plus fort qui l’a pourtant remporté. Le plus choquant réside dans l’annulation de l’évènement par la mairie de Calais, qui, sous couvert d’enjeux de sécurité, et plutôt que de prendre les dispositions adéquates, ploie sous les menaces et bafoue les libertés que l’Etat qu’elle représente est sensé défendre.

Des attentats terroristes font des centaines de morts, la France ne prête pas allégeance à Daesh.

Quelques individus irascibles profèrent des menaces ; plutôt que d’appliquer des sanctions, on leur donne raison en cédant à leurs exigences.

Liberté, Egalité, Fraternité en ce siècle des Lumières éteintes !

Les premières Portes Ouvertes de la Pondation

Les premières Portes Ouvertes de la Pondation

Le 18 et 19 août 2018 ont eu lieu les premières portes ouvertes de la Pondation de Félicie.

Fréquentant des cercles regroupant différents acteurs de la défense du bien-être animal, nous participions, dès que nous en avions l’occasion, aux évènements Vegoresto de Chartres. C’est en participant à un pique-nique organisé via ce réseau que nous avons eu l’idée de reproduire le modèle au sein de la Pondation.

Plusieurs de nos contacts étaient désireux de découvrir nos infrastructures, de se rendre compte de nos besoins, et de venir mettre la main à la pâte. Il nous avait fallu un peu de temps et de réflexion afin de prioriser les urgences, de sorte à établir un plan d’action ; puis, il nous fallait un prétexte convivial et festif. Le pique-nique s’est donc avéré être un contexte idéal.

Le temps s’est montré plus que clément, permettant à la vingtaine de bénévoles mobilisés sur les deux jours d’embrailler des travaux qui devenaient urgents pour la sécurité et le confort de nos pensionnaires. Un don important de palettes a permis d’ériger le début d’une clôture, les tronçonneuses ont formé des piquets ; les coups de pioche et de masse nous assurent la stabilité de l’ensemble… tant de choses que nous n’aurions pas réaliser sans l’aide des personnes mobilisées !

Le terrain avait également besoin d’un grand nettoyage, que ce soit pour rassembler divers objets accumulés même avant l’arrivée des poules, ou pour débroussailler en grand et redonner accès à leur espace à qui de droit : Félicie et sa bande d’inspectrices des travaux pas-tout-à-fait-finis !

Portes Ouvertes - Pondation de Félicie

Il n’y eu pas que de la sueur ! C’était aussi une aubaine pour se retrouver entre amis ou faire de nouvelles connaissances. Le repas partagé étant entièrement végane, c’était l’opportunité pour des personnes en transition de venir discuter, remettre en question un mode de vie légitimé par la culture, et poser les bases de leurs réflexions naissantes. Pour d’autres, déjà convaincus, il s’agissait d’élargir leur réseau. Pour beaucoup, enfin, il s’agissait d’agir pour la cause d’une manière différente. Les militants chevronnés avaient l’occasion d’être en contact direct des victimes du système qu’ils condamnent ; circonstance idéale pour questionner les liens entre l’Homme et les autres animaux.

Des connivences naquirent ou se renforcèrent.

Les poules eurent l’air d’apprécier l’animation ambiante, se plaisant toujours à avoir de la compagnie. Nos invités repartirent avec le sourire, nous enjoignant de réitérer l’opération. Quant à nous, nous étions ravies du résultat, qui allait bien au-delà de nos espérances !

Félicie remercie tous les participants de ce weekend génial ou l'entraide, le partage, l'information, le bricolage et la…

Publiée par Pondation de Félicie sur Lundi 20 août 2018

Avec une vision plus claire de ce qu’il reste à réaliser, nous sommes à présent en mesure de calculer globalement ce qu’il nous manque pour optimiser l’environnement des poules de la Pondation.

Le projet précis, les plans et le budget à lever seront bientôt disponibles sur HelloAsso ; et vous pourrez aussi venir en discuter directement avec nous à la VeggiePride, à Chérisy au salon du Vivre et Habiter Ecologique, et à VeggieWorld, ou directement au poulailler ! En savoir plus sur nos évenements à venir.

En attendant, vous pouvez toujours devenir adhérents pour cette année 2018 sur la plateforme HelloAsso !

 

A la fin du weekend, il n’y avait pas que Paulette qui était claquée…

Utilisations des oeufs à la Pondation de Félicie

Utilisations des oeufs à la Pondation de Félicie

Vous comprenez désormais notre position sur la Vente des Oeufs de Félicie. Quant à notre réflexion mettant en avant l’inadéquation entre la consommation de produits d’origine animale et nos valeurs, elle se voyait décrédibilisée par nos actions. Notre but avait été de prouver qu’un autre rapport à l’animal était possible, mais la finalité restait la même, tant qu’elle n’impliquait pas de privation ou d’engagement de la part du consommateur final. Ainsi prit fin cette phase de notre histoire, pour revenir à notre discours de base et à l’abolitionnisme dans lequel il prenait ses racines.

Alors quelles utilisations des oeufs faisons-nous à la Pondation de Félicie ?

Utilisations des Oeufs de Félicie - Pondation de Félicie

Et pourtant, nous avions même envisagé de distribuer nos oeufs à des associations et épiceries solidaires… L’idée étant que tant que nous poules étaient bien nourries et bien traitées, nous pouvions nourrir des personnes dans le besoin tout en faisant de l’éducation. Cependant, après avoir appelé toutes les associations autour de chez nous, et malgré notre enregistrement auprès de la Chambre d’Agriculture en tant qu’Éleveur (le comble), personne n’en a voulu…

Nous avons donc continué à affiner notre réflexion en nous posant donc la question de la légitimité de la consommation d’œufs elle-même, quelle que soit l’origine des dits œufs.

Au risque de se voir brandir avec virulence des contre-études nous prouvant le contraire de nos propos, nous ne nous permettrons aucune allégation santé sur le sujet ; ou peut-être une seule : les œufs ne sont en rien nécessaires ou indispensables à l’alimentation humaine. Au même titre que le lait de vache est un aliment produit par la mère pour son veau, la poule produit une poche de substance nutritive visant à subvenir aux besoins d’un poussin à naître.

Et au même titre que les mammifères, la poule produit des ovocytes, qu’il y ait ou non fécondation par un coq. Il arrive que les poules produisent des œufs non viables, avec une coquille trop fine ou pas de coquille du tout ; elles ont alors tendance à les manger. Cela nous évoque l’exemple des mammifères qui mangent le placenta de leur nouveau-né, pour reconstituer leurs forces.

Les poules peuvent donc bénéficier de ce qu’elles ont dépensé pour produire leur œuf, simplement en le mangeant.

A la Pondation, nous redonnons donc leurs œufs à nos pensionnaires ; nous les cuissons et broyons grossièrement les coquilles de sorte qu’elles évitent de manger leurs œufs juste après les avoir pondus. En soi, ça ne représenterait pas un problème, mais ça peut en devenir un pour nos adoptants.

Car même si nous avons fait le choix de ne plus les consommer, pour continuer à véhiculer l’idée selon laquelle ils n’ont pas lieu d’être dans notre alimentation (et donc que l’élevage n’a pas lieu d’être en soi), nous sommes lucides quant au fait que certains de nos adoptants, outre le fait d’effectuer une bonne action, compte malgré tout sur la présence d’œufs dans leur poulailler, au moins les premières années d’adoption.

Utilisations des Oeufs - Pondation de Félicie

Et dans notre désir d’encourager à l’auto-suffisance alimentaire, nous préférerons toujours que les gens consomment des œufs issus de sauvetage plutôt que de faire prospérer une industrie agro-alimentaire peu soucieuse de nos préoccupations antispécistes – , ou encore les jardineries-animaleries, qui revendent les jeunes poulettes à prix d’or, faisant encore une fois la promotion de l’animal-objet à visée utilitaire ou ornementale.

Maintenant, vous savez tout ! Voilà quelles sont les Utilisations des Oeufs de Félicie.

Pourquoi ne vendons-nous pas les Oeufs de Félicie ?

Pourquoi ne vendons-nous pas les Oeufs de Félicie ?

C’est une question qui nous est souvent revenue : « Mais pourquoi ne vendez-vous pas les Oeufs de Félicie ? » Et oui, c’est vrai, pourquoi ne pas profiter de cette manne tombée du ciel pour permettre à notre association de prospérer ?

Dans son édito, Félicie dépeignait les conditions d’élevage des poules pondeuses, soulevant ainsi le problème des conditions de détention des animaux. Notons qu’en 2017, 68% des poules pondeuses en France vivaient en batterie. Et les consommateurs, en toute bonne foi, pensent souvent boycotter ces pratiques en achetant que des œufs de plein air ; mais cela ne prend pas en compte les œufs entrant dans la composition de produits transformés.

A supposer que la totalité des œufs produits soient un jour issus de filières plein air, cela ne règlerait ni la question des poussins mâles éliminés à la naissance, ni celle de la destination finale des pondeuses après une durée de vie bien courte.  Inutile d’insister quant aux méthodes d’abattage, elles ne sont qu’un argument de plus en faveur d’un arrêt total de la consommation d’œufs issus d’élevages professionnels.

Mais alors, me direz-vous, les poules que nous recueillons à la Pondation ont été sorties de ce système. Elles coulent une retraite paisible et ne sont pas soumises à des exigences de rentabilité. Néanmoins, suite à des siècles de sélection minutieuse, elles continuent à pondre plus de 200 œufs par an. Cette notion de sélection des espèces remet en question tout le processus de domestication et le rapport de l’homme avec les autres animaux ; le sujet est trop vaste pour être abordé ici. Nous sommes nous même confrontées à ce sujet avec les autres membres de la tribu recueillie : Klaus, le chat, Gary et Ozzy, les chinchillas.

 

Le fait est que nos poules modernes ont une existence indissociable de celle des humains, et qu’il est donc de la responsabilité de ces derniers de prendre soin d’elles et de les protéger, les ayant assujetties et privées de leur autonomie.

La présence des œufs à la Pondation semble donc aller de soi, et ne pas entrer en contradiction avec la prodigalité dont les poules bénéficient. De plus, en « détenant » plus de 50 poules, nous sommes de facto considérées comme un « élevage », et sommes enregistrées comme tel auprès de la chambre d’agriculture. Nous serions donc en droit de vendre « nos » œufs de Félicie, sous réserve d’appliquer certaines conditions d’hygiène.

Et c’est ce que nous faisions au départ…. La Pondation de Félicie a vu le jour dans le cadre d’un concours de création de start’up innovante en milieu agricole, avec des mentors spécialisés en communication, en technologie, en levées de fonds, des jurys issus du monde de la finance ; l’objectif était de créer un business model, et non pas une innovation éthique, avec l’espoir de rendre notre monde un peu plus bienveillant.

Puis, il fallait bien se rendre à l’évidence ; il nous fallait un début de trésorerie pour pouvoir envisager des actions. Nous finîmes donc par céder, à contre-cœur, à l’injonction récurrente de tous nos conseillers. Le but n’était pas d’engendrer du bénéfice, uniquement de payer la nourriture de ces dames ; le prix était donc ridiculement bas. Et nous devînmes bien malgré nous vendeurs, les clients nous réclamant toujours de la quantité, et faisant totalement fie de la démarche qu’ils étaient sensés promouvoir.

 

Nous étions en train de légitimer le système que nous voulions shunter.

 

Voilà pourquoi nous ne vendons plus les Oeufs de Félicie…

Les Oeufs de Félicie - La Pondation de Félicie

Jour de ménage – Entretien du poulailler

Jour de ménage – Entretien du poulailler

 

Il vient un temps dans la vie de tout gardien de poules, où la nécessité devient impérieuse de faire un brin de ménage pour le poulailler de ses pensionnaires. Félicie vous offre ses conseils pour l’entretien du poulailler.

Ouvrez la parenthèse – J’utilise le terme de gardien, plutôt que maître ou propriétaire, à dessein. En effet, quand on recueille un animal, le but est de respecter ses besoins et de contribuer à l’expression de son agentivité (notion développé dans le numéro de printemps du magazine de l’Association Végétarienne de France), et non pas de l’assujettir ou le réifier (Ce n’est pas une chose quoi !) – Fermez la parenthèse.

Le propos peut paraître trivial, mais les produits utilisés pour nettoyer l’habitat de nos amies à plumes peut largement influencer la présence de parasites.

A l’heure où le mercure grimpe, les zones d’ombre entre les lattes de bois ou les parpaings sont souvent le refuge idéal pour les poux rouges hématophages, les poux gris mallophages, mais aussi les acariens responsables de la gale des pattes ou de la gale déplumante.

Voici donc les conseils de Félicie maintenir un environnement sain :

  • Chauler le poulailler

Une fois par an, réalisez un badigeon à base de chaux éteinte (chaux blanche naturelle NHL en magasin de bricolage) diluée dans de l’eau, et appliquez-le au pinceau sur l’ensemble des murs intérieurs du poulailler. Le mélange doit avoir la consistance d’une pâte à crêpes.

La chaux est un antibactérien et antifongique naturel issue de la cuisson du calcaire à haute température. Elle peut également être utilisée comme anti-mousse sur les pavés et terrasses, ou comme enduit de façade, additionnée de ciment.

  • Choisir une litière adaptée

L’humidité favorise la prolifération d’insectes en tous genres. Il est donc important d’évacuer entièrement l’ancienne litière et de la renouveler régulièrement ; une fois par semaine ou par semaine et demi selon la taille du poulailler et le nombre de poules. Les pondoirs ont tendance à se salir plus vite, vous pouvez simplement ajouter une couche de litière propre entre deux grands nettoyages.

Chez Félicie, nous utilisons du miscanthus, ou herbe à éléphant, plus absorbant que la paille, et possédant des propriétés antibactériennes. Riche en azote, la litière peut ensuite être réemployée pour pailler les plantations.

Les copeaux de bois forment très vite des agglomérats ; de plus, ils ont l’air appétissants, ce qui n’est pas franchement le but escompté…

Les granulés de bois peuvent être utilisés ; ils se désagrègent en une sorte de croûte qu’il est possible de retirer par gros blocs. Leur inconvénient réside surtout dans le fait qu’ils sont constitués principalement de résineux, et ne pourront donc pas entrer dans la composition de compost. Ils feront en revanche une excellente terre de bruyère.

  • Utiliser un désinfectant naturel

Au stade de la prévention, il n’est pas nécessaire d’asperger des composés chimiques agressifs, avec lesquels les poules seraient en contact prolongé.

Une fois la litière évacuée, et avant d’en étaler de la propre, nous aspergeons le poulailler du sol au plafond avec un mélange de 500cc d’eau, 250cc de vinaigre blanc à 14° et un mélange d’huiles essentielles à raison de 15 à 20 gouttes.

Nous associons le melaleuca, pour ses vertus antiparasitaires, avec la synergie DoTERRA OnGuard qui est un complexe d’huiles aux propriétés désinfectantes.

Si vous souhaitez vous procurer vous procurer ce mélange, ou tout autre produit de la marque, suivez ce lien https://www.mydoterra.com/florencedusseaux2bdevelopment/#

 

  • Mettre de la terre de diatomée

Il s’agit d’une poudre composée de roche sédimentaire issue de fossiles et de composés organiques. Elle a une action mécanique détergente, abrasive pour l’exosquelette des insectes. L’inconvénient est que le tort sera porté à TOUS les insectes du poulailler, et araignées qui mangent les nuisibles occasionnels. C’est pourquoi nous l’utilisons directement sur les animaux sur lesquels nous constatons une infestation, directement sous leurs ailes.

  • Aménager un coin « bain de terre »

Les poules se roulent dans la terre pour se débarrasser des indésirables. Gardez-leur un coin au sec, agrémentez-le de sable et de cendre, et faites le deuil de votre beau terrain lisse et fleuri.

 

Vous avez désormais toutes les clés pour réaliser au mieux l’entretien du poulailler… Et attention, Félicie fait l’inspection des travaux finis.

L’Edito de Félicie – Bienvenue

L’Edito de Félicie – Bienvenue

Edito de Félicie - Pondation de FélicieVous vous demandez sans doute qui est cette allègre gallinacée qui gambade librement dans son parcours et profite de la félicitée d’une retraitebien méritée ! Il s’agit de moi-même, Félicie première du nom !

Je suis issue d’un élevage de 3000 poules, dont les œufs ont servi à la fabrication de vaccins.

Mais mon parcours est le même que celui des poules de batterie dont les œufs sont destinés à la consommation. Vous savez, le code 2 au début du marquage des œufs.

J’ai d’ailleurs les pattes un peu tordues, d’avoir vécu sur des caillebotis…

J’ai vu le jour dans un couvoir, où l’on m’a séparé de mes frères inutiles à la tâche à laquelle on nous destinait. Ils étaient considérés comme des déchets et furent traités comme tel. Je vous laisse la liberté de vous informer sur leur sort plus en détail.

J’ai ensuite rejoint un élevage de poulettes, toutes futures pondeuses, où j’ai passé 6 mois ; jusqu’à ma maturité sexuelle, où j’ai commencé à pondre.

Durant des générations, ma lignée a subit une sélection minutieuse, de sorte à arriver à la poule de compétition que vous voyez aujourd’hui : 300 œufs pondus la première année de ma vie !

Oui, mais voilà…. La deuxième année, ce n’est plus 300 mais 280 que j’allais pondre.

20 œufs en moins multiplié par les 3000 poules du petit élevage où j’étais en pension ; un manque à gagner impossible à encaisser pour mon éleveur !

J’étais donc destinée à l’abattoir, qui m’aurait acheté quelques 20 centimes par kilo. J’étais trop peu charnue pour être mangée comme tel ; j’allais donc finir en bouillons ou en croquettes.

Par chance, mon éleveur avait fait le choix de vendre ses « réformées » dont je faisais à présent partie aux particuliers. A raison d’1€ par poule, il assurait le travail supplémentaire que cela représentait d’accueillir du public, sans pour autant faire de bénéfice du fait de la main d’œuvre déployée en compensation.

Alors, vous vous dîtes que ce modèle ne s’applique qu’aux élevages en batterie…Détrompez-vous !

Pour les œufs de plein air, hors mis l’environnement dans lequel sont gardées les poules durant leur année de ponte, le traitement reste le même.

C’est ainsi que j’ai été recueillie par mes nouvelles gardiennes.

Elles m’ont trouvée tellement extraordinaire, magnifique et pleine de grâce (ne lésinons pas sur les adjectifs mélioratifs !) qu’elles ont créé une association à ma gloire, et m’ont porté au rang d’effigie de la cause ! J’avais atteint l’immortalité ! La Pondation de Félicie, c’est MOI !